Le goût de la création
- 11 mai
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En cette journée du 1er mai, fête du travail et de saint Joseph travailleur, nous rendons grâce pour le fruit des mains qui sèment, cultivent, récoltent et partagent.
À Madagascar, sœur Doris découvre une relation à la terre empreinte de simplicité et de proximité. Ici, les fruits et les récoltes ne traversent pas des milliers de kilomètres avant d’arriver à la table. Ils sont cueillis à même l’arbre, portés par des mains patientes, offertes avec générosité. Et cela change tout.
Les pommes cannelles, fraîchement cueillies, dévoilent une saveur d’une richesse étonnante. Les arachides sortent de la terre encore couvertes de poussière rouge. Le riz mûrit lentement sous le soleil. Les bananes, le maïs, les haricots et les mangues témoignent de cette abondance discrète que la création offre lorsqu’on prend le temps de la contempler.
Dans ces gestes simples du quotidien, nous retrouvons quelque chose d’essentiel : la dignité du travail humain, la beauté de la solidarité et la gratitude devant ce que la terre nous confie.
La spiritualité franciscaine nous rappelle que chaque récolte est une bénédiction, chaque semence un acte d’espérance, et chaque repas partagé une occasion de fraternité.
En regardant ces paysages et ces mains au travail, nous sommes invités à ralentir, à remercier et à reconnaître que les plus grandes richesses naissent souvent des choses les plus simples.































































